Présidentielle 2027 : Retailleau perd un soutien financier majeur

Présidentielle 2027 : Retailleau perd un soutien financier majeur

Le chef du parti « Les Républicains », Bruno Retailleau, se prépare à entrer dans la course à l’élection présidentielle française de 2027, en faisant de son discours particulièrement dur envers l’Algérie un argument électoral destiné à séduire l’extrême droite.

Les conséquences de ses déclarations et de ses prises de position, ainsi que de sa politique de fermeté, se sont rapidement fait sentir. Son attitude hostile à l’égard de l’Algérie aurait notamment contribué à rompre les liens avec l’un des principaux soutiens et financiers de sa campagne électorale.

Zaïr Kedadouche, ancien conseiller de l’ex-président français Jacques Chirac, a annoncé avoir refusé la demande de Bruno Retailleau de financer sa campagne.

Selon Kedadouche, Retailleau lui avait adressé une lettre lui demandant de rejoindre son comité de soutien et de financement de campagne.

Dans cette lettre, Retailleau aurait affirmé que Zaïr Kedadouche était la seule personne dont il avait besoin pour garantir sa victoire à l’élection présidentielle française.

L’ancien conseiller de Jacques Chirac a toutefois annoncé son refus de rejoindre le comité de soutien et de financement, en raison des déclarations hostiles de Retailleau à l’égard des citoyens français originaires d’Afrique du Nord, notamment ceux d’origine algérienne.

Kedadouche a également rappelé que Retailleau avait particulièrement ciblé l’Algérie lorsqu’il était ministre de l’Intérieur, l’accusant à plusieurs reprises sur différents dossiers.

« Je ne financerai pas un candidat qui trahit l’héritage de Jacques Chirac », a-t-il déclaré.

Kedadouche a par ailleurs décidé de quitter définitivement le parti « Les Républicains ».

Le président des Républicains, Bruno Retailleau, avait annoncé son intention de se présenter à l’élection présidentielle prévue en 2027, après avoir refusé de rester ministre de l’Intérieur à la suite du remaniement gouvernemental opéré par le président français Emmanuel Macron.

Le nom de Bruno Retailleau est notamment associé à l’aggravation de la crise diplomatique entre l’Algérie et la France, particulièrement après l’adoption de plusieurs décisions dépassant, selon ses détracteurs, le cadre des prérogatives du ministère de l’Intérieur.

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