Le parquet requiert 12 ans de prison ferme contre l’ancien ministre Ali Aoun
Le procureur général près la Cour d’Alger a requis une peine de 12 ans de prison ferme et une amende d’un million de dinars à l’encontre de l’ancien ministre de l’Industrie et de la Production pharmaceutique, Ali Aoun.
Il a également requis 12 ans de prison ferme contre l’homme d’affaires Abdelmoula Abdelnour, surnommé « Nounou Manita », ainsi que 6 ans de prison ferme contre l’ancien président de la Fédération algérienne de football, Charaf-Eddine Amara. Pour les autres prévenus, le ministère public a demandé des peines allant de 5 à 10 ans de prison ferme.
Le procureur général a en outre requis 10 ans de prison ferme et une amende d’un million de dinars contre Mehdi Aoun, fils de l’ancien ministre, ainsi que contre Nourredine Salhi, directeur général de l’entreprise Fondal, et Karim Boulaïoun, PDG du complexe Sider El Hadjar, en plus de plusieurs hommes d’affaires poursuivis dans cette affaire.
En avril dernier, le tribunal du pôle pénal économique et financier de Sidi M’hamed avait condamné Ali Aoun à 5 ans de prison ferme et à une amende d’un million de dinars dans une affaire de corruption impliquant plusieurs accusés.
Dans le même dossier, le tribunal avait prononcé des peines allant de l’acquittement à 10 ans de prison ferme contre plusieurs responsables et hommes d’affaires poursuivis dans l’affaire Imetal, liée à des soupçons de corruption dans le secteur de l’industrie et de la production pharmaceutique.
La juridiction avait également condamné Karim Boulaïoun, PDG du complexe Sider El Hadjar, à 3 ans de prison ferme et à une amende d’un million de dinars, ainsi que Nourredine Salhi, directeur général de Fondal, à 3 ans de prison ferme et à la même amende. De son côté, l’homme d’affaires « Nounou Manita » avait été condamné à 10 ans de prison ferme et à une amende d’un million de dinars.