Le ministère de l'Industrie révèle de nouveaux détails sur l'avenir de l'usine d'assemblage automobile de Tiaret

Le ministère de l’Industrie révèle de nouveaux détails sur l’avenir de l’usine d’assemblage automobile de Tiaret

Le ministre de l’Industrie, Yahia Bachir, a révélé de nouvelles informations concernant le projet de relance de l’ancienne usine d’assemblage automobile de la wilaya de Tiaret, qui opérait auparavant sous la marque « Hyundai ». Il a précisé que le dossier se trouve actuellement à une étape cruciale, précédant la prise d’une décision d’investissement définitive, après l’achèvement des évaluations technique et administrative de l’établissement, afin d’éviter toute détérioration technique supplémentaire et une perte de temps économique.

Le ministre a indiqué, dans une réponse écrite à une question du député au Conseil populaire national, Suleiman Zerqani, que les actifs de l’usine, autrefois propriété de l’homme d’affaires Mohi Eddine Tahkout, ont été officiellement transférés à une entreprise relevant du ministère de la Défense nationale, dans le cadre d’une nouvelle approche adoptée par l’État pour relancer l’industrie mécanique nationale sur des bases solides, loin des modèles d’assemblage qui prévalaient auparavant.

Une coopération internationale à l’étude

Le ministre de l’Industrie a précisé que la remise en marche de l’usine de Tiaret ne se fera pas automatiquement ni liée à une marque spécifique, soulignant que l’État a récupéré uniquement les actifs matériels, sans les marques commerciales, ce qui impose de conclure de nouveaux accords avec des marques internationales désireuses d’investir en Algérie selon les nouvelles conditions.

Dans ce contexte, le ministre a indiqué qu’une société propriétaire d’une marque mondiale de premier plan dans l’industrie automobile a récemment inspecté l’usine et évalue actuellement sa situation technique et administrative, en préparation d’une décision d’investissement finale, avec un souci des autorités publiques d’accélérer cette étape pour éviter l’usure des équipements ou le vieillissement des infrastructures industrielles.

Il a ajouté que le choix d’un partenariat avec une marque spécifique, y compris « Hyundai », n’est pas exclusif ni définitif, mais reste lié à l’engagement du projet proposé en termes de fabrication réelle, de transfert de technologie et d’augmentation des taux d’intégration locale, conformément à la nouvelle vision industrielle adoptée par le président de la République.

Un état industriel nécessitant une réhabilitation

Concernant les délais de décision sur le dossier, le ministre a expliqué que les évaluations techniques menées par les équipes spécialisées ont montré que plusieurs unités industrielles récupérées, y compris celle de Tiaret, ont été construites principalement à des fins d’assemblage, certaines ne respectant même pas les normes industrielles minimales. Il a donc été nécessaire d’adopter une approche réaliste basée sur des études techniques approfondies et des opérations de réhabilitation avant la relance de l’activité.

Le ministre a souligné que le gouvernement s’efforce de finaliser cette étape dans les plus brefs délais, la considérant comme une condition essentielle pour prendre une décision d’investissement réfléchie et durable.

Priorité aux anciens travailleurs

Sur le plan social, le ministre de l’Industrie a insisté sur l’importance accordée par le gouvernement au sort de la main-d’œuvre ayant acquis de l’expérience au sein de l’usine, précisant que la priorité pour l’emploi sera donnée aux anciens travailleurs, après les avoir soumis à des programmes de formation et de réhabilitation adaptés aux exigences de la nouvelle activité industrielle.

Le projet, une fois relancé, devrait contribuer à créer des emplois directs et indirects, renforçant l’absorption du chômage dans la wilaya de Tiaret et les régions avoisinantes, et redonnant à l’usine son rôle de pôle industriel local.

Le ministre a également révélé une orientation gouvernementale claire visant à faire de la relance de l’usine de Tiaret un moteur pour la création d’un véritable tissu de sous-traitance industrielle, en impliquant les petites et moyennes entreprises locales et en les intégrant dans la chaîne de production, plutôt que de se limiter à une activité d’assemblage de faible valeur.

Enfin, il a précisé que les taux d’intégration augmenteront progressivement selon un calendrier clair et mesurable, garantissant une intégration économique réelle et durable, renforçant la valeur ajoutée nationale et créant une dynamique industrielle dont les effets s’étendront à d’autres secteurs liés à l’industrie mécanique.

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