L’Algérie renforce sa coopération avec l’ONUDI dans divers secteurs
Le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures et des Mines, Mohamed Arkab, a discuté avec le directeur général de l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI), Gerd Müller, des perspectives de coopération industrielle et énergétique entre l’Algérie et l’ONUDI.
Les discussions, qui se sont tenues en marge des travaux de la 21ᵉ session de la Conférence générale de l’organisation à Riyad, capitale de l’Arabie Saoudite, ont porté sur le développement des technologies industrielles, le soutien à l’innovation et au développement durable, la valorisation des ressources naturelles, ainsi que le renforcement de l’économie circulaire et de l’industrialisation intégrée.
Des dossiers énergétiques à l’ordre du jour
Lors de cette rencontre, Arkab a souligné l’importance de la numérisation industrielle, des technologies propres et du soutien aux micro-entreprises et startups, considérées comme des piliers essentiels pour bâtir une économie moderne et durable.
Le ministre a également insisté sur la nécessité d’accompagner l’Algérie sur le plan technique dans le développement des cadres réglementaires, le renforcement de la qualité industrielle et l’encouragement de l’investissement, notamment dans les secteurs de l’industrie pharmaceutique, des énergies nouvelles et renouvelables, ainsi que de l’innovation industrielle.
Dans ce contexte, les deux parties ont discuté de l’élargissement de la coopération pour inclure le transfert de technologie, la formation, le renforcement des compétences des ressources humaines et l’échange d’expertises dans les technologies vertes et les énergies propres.
Les discussions ont porté une attention particulière aux projets énergétiques stratégiques, notamment l’Alliance algéro-européenne pour l’hydrogène « ALTEH2A » et le corridor sud de l’hydrogène « SoutH2 Corridor ».
À cet égard, l’Algérie a accueilli favorablement la proposition de l’ONUDI de superviser le secrétariat du corridor afin de soutenir la transition énergétique mondiale et de renforcer le partenariat entre les pays du Sud et du Nord.
Le ministre Arkab a également réaffirmé l’engagement de l’Algérie à renforcer la coopération africaine dans les domaines de l’énergie, des mines et du développement industriel, à travers la formation des ressources humaines, le transfert d’expertises et le soutien aux pays africains dans le développement de leur infrastructure industrielle énergétique.
De son côté, Gerd Müller a salué la participation active de l’Algérie à la conférence, affirmant la disponibilité de l’ONUDI à approfondir la coopération dans les secteurs des industries durables, de la transition énergétique, de l’innovation et des technologies vertes.
Coordination des positions pour la stabilité des marchés
Dans le cadre des travaux de cette conférence, Arkab a également eu des discussions bilatérales avec le secrétaire général du Forum international de l’énergie, Jassem Al-Sharawi, renouvelant le soutien de l’Algérie au Forum, considéré comme le plus grand rassemblement mondial de ministres de l’énergie, et son rôle central dans le dialogue entre pays producteurs et consommateurs.
Au cours des discussions, la situation des marchés mondiaux du pétrole et du gaz a été analysée, ainsi que les défis liés à la sécurité énergétique et à la transition énergétique.
Le ministre a souligné que la coordination des positions au sein du Forum est nécessaire pour garantir la stabilité des marchés et stimuler les investissements à long terme, en mettant l’accent sur le renforcement de la formation, l’échange d’expertises et le développement des capacités humaines.
Al-Sharawi a, quant à lui, salué le rôle historique de l’Algérie au sein du Forum, rappelant « l’Accord d’Alger » de 2016 qui a ensuite conduit à la Déclaration de coopération entre les pays de l’OPEP et hors OPEP (DoC).
À la fin de la rencontre, Arkab a adressé une invitation officielle au secrétaire général du Forum pour visiter l’Algérie, réaffirmant la volonté du pays de renforcer le partenariat bilatéral et de développer les axes de coopération dans le domaine de l’énergie.
L’Algérie dans le programme mondial sur l’hydrogène
Dans le cadre de ces initiatives énergétiques, l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI) a récemment annoncé que l’Algérie est devenue l’un des neuf pays sélectionnés au niveau mondial dans le cadre du programme international sur l’hydrogène propre, financé par le cycle GEF-8, avec un budget dépassant 229 millions de dollars pour développer les chaînes de valeur de l’énergie à faibles émissions.
Ce nouveau programme vise à renforcer les capacités institutionnelles et techniques, soutenir l’innovation, le transfert de technologie, améliorer la préparation industrielle et créer des mécanismes financiers pour réduire les risques et soutenir les projets d’hydrogène propre, dans le cadre d’un plan s’étalant sur cinq ans.
Outre l’Algérie, les pays participants sont l’Égypte, la Malaisie, le Nigéria, la Namibie, l’Afrique du Sud, les Philippines et l’Équateur.