L’Algérie réagit à la position américaine sur la question du Sahara occidental
Le ministre d’État et ministre des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, a déclaré que les États-Unis ont leur propre position nationale concernant la question du Sahara occidental.
Dans un entretien accordé à la chaîne Algérie Internationale, Ahmed Attaf a souligné que Washington cherche aujourd’hui à jouer un rôle de médiateur, tout en précisant qu’un médiateur doit abandonner sa position nationale et rechercher une solution qui satisfasse les deux parties.
Revenant sur les déclarations de Massad Boulos, haut conseiller du président américain Donald Trump, Attaf a affirmé qu’il existe une approche réaliste dans la position américaine, puisque Washington — selon ses propres dires — distingue désormais entre sa position nationale et celle de médiateur dans ce processus, en se déclarant prête à travailler avec les Nations unies et sous leur égide.
Il a ajouté : « Nous espérons voir, dans un avenir proche, un retour aux références internationales consacrant le droit des peuples à l’autodétermination. »
Le ministre des Affaires étrangères a également exprimé la satisfaction de l’Algérie face aux propos tenus par les conseillers de Trump après le vote, indiquant que la proposition d’autonomie n’est plus le seul cadre de règlement de la question sahraouie et que la voie reste ouverte à d’autres alternatives.
Attaf a enfin rappelé que Massad Boulos a déclaré que l’accord devait être conclu entre les deux parties au conflit — le Royaume du Maroc et le Front Polisario —, une position que partage l’Algérie.
Il a ajouté : « Le conseiller américain a également évoqué le droit à l’autodétermination, affirmant qu’il est nécessaire de consulter le peuple sahraoui, et que cette consultation doit se faire par référendum. »