Dossiers des laissez-passer consulaires : comment le président Tebboune a répondu aux pressions de Paris

Dossiers des laissez-passer consulaires : comment le président Tebboune a répondu aux pressions de Paris

La France continue de réclamer à l’Algérie la délivrance de laissez-passer consulaires destinés à faciliter l’éloignement de ressortissants algériens en situation irrégulière présents sur son territoire. Cette question demeure l’un des dossiers les plus sensibles dans les relations entre les deux pays.

Par le passé, l’ancien ministre français de l’Intérieur, Bruno Retailleau, avait tenté d’obtenir la coopération d’Alger en recourant à des procédés qualifiés de détournés, voire juridiquement contestables. Ces démarches n’ont toutefois pas permis de débloquer la situation.

La dégradation des relations bilatérales entre Alger et Paris a eu des répercussions sur l’ensemble des domaines de coopération, y compris le champ consulaire, entraînant un gel partiel de la délivrance des laissez-passer consulaires.

Une réponse politique du président Tebboune

La présidente de l’Association Algérie-France et ancienne ministre française, Ségolène Royal, a récemment indiqué avoir abordé la question des laissez-passer consulaires avec le président algérien Abdelmadjid Tebboune.

Selon ses déclarations, le chef de l’État algérien lui aurait répondu : « Que le ministre français de l’Intérieur, M. Nunez, se rende en Algérie, comme il l’a annoncé. »

Toutefois, la visite de Laurent Nunez, initialement prévue, a finalement été annulée. Une décision critiquée par Ségolène Royal, qui n’a pas exclu l’hypothèse d’une influence exercée par son prédécesseur, Bruno Retailleau.

En novembre dernier, Laurent Nunez avait pourtant exprimé sa volonté d’effectuer une visite officielle en Algérie, à l’invitation de son homologue algérien, Saïd Saïoud. Il avait alors précisé que des préparatifs techniques avaient été engagés entre les deux ministères afin de relancer la coopération bilatérale, notamment dans les domaines sécuritaire et migratoire.

Le ministre français de l’Intérieur avait également reconnu ne pas disposer de données précises concernant le nombre de ressortissants algériens faisant l’objet d’obligations de quitter le territoire français (OQTF) effectivement reconduits en Algérie depuis sa prise de fonctions.

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