Au cœur d’une tension diplomatique.. le Niger envoie un signe positif à l’Algérie
Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a reçu un message de félicitations du président de l’État du Niger, Abdoul Rahman Tiani, à l’occasion de la commémoration de l’anniversaire de la Révolution de libération nationale.
Dans son message, Tiani a réitéré son engagement et sa volonté de renforcer la consultation, la coopération ainsi que les relations d’amitié et de fraternité existant entre l’Algérie et le Niger.
Le message stipule : « À l’occasion de la célébration de l’anniversaire de la Révolution, j’ai l’honneur, au nom du gouvernement et du peuple nigérien, d’adresser à Votre Excellence, au gouvernement et au peuple frère algérien, mes plus chaleureuses félicitations et mes vœux de prospérité et de développement. »
Un signe positif au cœur des tensions
Les relations entre l’Algérie et le Niger traversent actuellement une phase de refroidissement, sans toutefois atteindre la rupture, malgré le rappel des ambassadeurs des deux pays.
En avril dernier, l’Algérie a rappelé son ambassadeur au Niger pour consultations, en réponse au rappel par Niamey de son ambassadeur à Alger, suite à l’abattage par l’armée algérienne d’un drone financier.
Les racines de cette crise remontent à l’ingérence du Niger et du Burkina Faso dans l’affaire de l’abattage du drone algérien qui avait franchi leurs frontières à Tin Zouatine, et à la publication d’un communiqué commun du soi-disant « Groupe des pays du Sahel », contenant des accusations infondées contre l’Algérie, basées sur le récit du putschiste Assimi Goïta.
Le Niger et le Burkina Faso se sont également impliqués dans la crise diplomatique entre l’Algérie et le Mali, mais de manière moins directe.
Des sources bien informées ont alors indiqué que le Niger avait demandé à Goïta de ne pas escalader les tensions avec l’Algérie.
D’autres sources ont précisé que Goïta avait émis le communiqué au nom des pays du groupe, en sa qualité de président, sans consulter le Burkina Faso ni le Niger.
Bien que les relations n’aient pas atteint un état d’hostilité ouverte, Niamey a montré une attitude politique fluctuante envers l’Algérie, alternant entre rapprochement et critiques implicites.
En juin dernier, la télévision officielle nigérienne a diffusé, dans son journal de 20h30, un reportage contenant des accusations directes et injustes à l’encontre de l’Algérie.
Pour sa part, le président Abdelmadjid Tebboune a récemment affirmé que l’Algérie n’a pas atteint un point de « non-retour » avec ses frères du Sahel, appelant à préserver la conscience collective et à protéger les relations de voisinage fondées sur la confiance et l’histoire commune.